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  L'affaire UFC Que Choisir "Free Autiste"
Catégorie : Les affaires de diffamation
Ajouté le : 07/02/2008 22:44
Auteur : Ramis
Lectures : 950
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Note : Non évalué

Free perd son procès contre l'UFC Que Choisir

Le tribunal correctionnel de Paris a donné raison au président de l'association, Alain Bazot, poursuivi pour diffamation par le fournisseur d'accès à internet Free.

La justice a accordé le "bénéfice de la bonne foi", vendredi 7 décembre, à Alain Bazot, le président de l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, poursuivi en diffamation par l'opérateur Free
Egalement poursuivi, le rédacteur du magazine UFC-Que Choisir, Jean-Paul Geai, a lui aussi été relaxé. Me Jérôme Franck avocat de l'association, s'est réjoui que la 17e chambre ait "retenu qu'il existait des éléments sérieux pour justifier les critiques formulées" par UFC-Que Choisir.

Des propos virulents

Poursuivi par Free en diffamation, l'UFC-Que Choisir avait annoncé sur son site le 15 mai 2006, que dès le lendemain, "des centaines de consommateurs, adhérents de l'association et victimes partout en France de l'opérateur Free, allaient saisir" des juges de proximité, parce qu'"exaspérés" du piètre service fourni par l'opérateur.
Malgré les "multiples condamnations par les tribunaux", Free "reste incroyablement autiste", déplorait l'association.

"Opération coup de poing"

Un mois et demi plus tard, l'UFC-Que Choisir publie un article dans son magazine revenant à la charge et affirmait que "même si Free détenait 20% du marché de l'internet haut débit, il concentrait plus de 51% des plaintes !".
Lors de l'audience le 2 novembre, l'avocate de Free Me Orly Rezlan, avait dénoncé "l'opération coup de poing" lancée par UFC: "ce communiqué du 15 mai était d'une brutalité inouïe. Il a claqué dans l'air sans aucun préalable", entraînant "la chute du cours de bourse de Free de près de 12% dans les jours qui ont suivi".

Un opérateur "autiste"

L'UFC avait alors souligné "le manque total de communication" d'un opérateur "autiste" qui ne répondait pas aux lettres recommandées de certains de ses clients en difficulté.
"Free c'est techniquement bien, mais commercialement, c'est nul. Et ce constat, ce n'est pas seulement celui de l'UFC", avait plaidé Me Franck, estimant que les propos incriminés "n'excédaient pas le droit de libre critique".

Source: Nouvel observateur
  

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